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Le retard du RFR Grand-Tunis coûte 100 MD par an

La première phase du Réseau ferroviaire rapide (RFR) du Grand Tunis, conçue pour transporter jusqu’à 600.000 voyageurs par jour et désengorger la circulation, s’est transformée en un cas d’école des difficultés de gouvernance des grands projets, selon une évaluation de l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE).

Le rapport pointe un manque de coordination entre la Société du RFR, chargée de la réalisation, et la SNCFT, exploitant du réseau, à l’origine de nombreux blocages techniques et administratifs.

D’un coût de 1,217 milliard de dinars, financé à 40 % par l’État et à 60 % par des prêts et appuis européens, le projet accuse près de 10 ans de retard.

Selon l’IACE, ce retard engendre environ 100 millions de dinars de pertes par an, auxquels s’ajoutent 5 millions de dinars de pénalités versées au constructeur sud-coréen Hyundai Rotem, ainsi que des surcoûts liés à la dépréciation du dinar et aux pertes économiques causées par les embouteillages.

Le rapport déplore également un déficit de transparence, les dernières données financières publiées remontant à 2014, ainsi que des écarts entre les chiffres communiqués par les autorités et ceux des bailleurs de fonds.

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